24 juin 2019

Découvrez les 8 piliers de la motivation

Depuis l’Antiquité nous cherchons à comprendre ce que signifie un des mots les plus prononcés tout au long de notre existence : la motivation. Ce mot est utilisé dans le langage courant pour expliquer la nature de nos comportements. Avec notre « obsession » de tout expliquer nous sommes enclins à mettre sous le terme de motivation tout ce qui impulse une dynamique de mouvement en nous. L’acceptation la plus admise autour du concept de motivation est bien qu’il apparaît indissociable de la notion de « mouvement » associée à des comportements qui sont synonymes « d’action ». Nous l’employons, en fait, sous une forme générique pour englober une gamme de nos comportements liés à : un désir, une envie, un intérêt, un instinct, un besoin, un but, la curiosité, les valeurs, une émotion et… une « force intérieure » indéfinissable qui pousse à l’action, au mouvement.

Alors qu’est-ce que la motivation ? Voici la définition qui est la plus communément reconnue et admise :

« La motivation désigne une « force intérieure » indéfinissable qui peut avoir des déterminants internes et/ou externes multiples et qui permet d’expliquer la direction, le déclenchement, la persistance et l’intensité du comportement ou de l’action ».

Quelques explications complémentaires :

  • La « Force intérieure » ? Il s’agit d’une dynamique interne propre à chaque individu et qui porte à l’action sans pouvoir forcément la définir, l’expliquer, la cerner. Sauf si elle correspond à un point précis évoqué plus haut (désir, envie...).
  • Les « Déterminants internes » ? Si j’obtiens une moyenne de 16/20 dans les matières scientifiques à mon baccalauréat je serai en mesure d’entreprendre des études en médecine. C’est ce que je veux ! Ce qui me met en mouvement, c’est ce qui vient de « moi ».
  • Les « Déterminants externes » ? Si j’obtiens mon baccalauréat mes parents financeront mon permis de conduire. Pour être efficace ce « déterminant externe » (permis de conduire payé par mes parents) doit se connecter à un déterminant interne. Exemple ? Je suis très intéressé pour passer mon permis de conduire car je deviendrai plus autonome, plus mobile. Ce qui me met en mouvement, c’est d’abord ce qui vient d’autrui et qui a une prise sur moi.

La motivation est comparable à un « moteur » qui agit comme si une « force intérieure » nous poussait dans une direction spécifique pour accomplir un objectif particulier, parfois inconscient. Apprendre progressivement à devenir un expert de la motivation, en s’imprégnant de ses spécificités et particularismes, est tout à fait possible. Découvrez et expérimentez les 8 piliers de la motivation, qui interagissent en « vous » quand vous décidez, consciemment ou non, de faire appel à ses services.

Les 8 piliers ne dépendent que de « vous » ; ils sont potentiellement sous votre contrôle. Certains vous sont familier et d’autres étranger. Voici ces 8 piliers de la motivation que je vous propose de découvrir.

A quelles réalités vous confrontent ces piliers ?

Explorez chaque pilier à partir d’une présentation simplifiée et d’un autodiagnostic pour commencer progressivement à les vivre en pleine conscience. La notion de « Force intérieure » sera abordée à l’issue de cette présentation.

L’ESTIME DE SOI

Le premier pilier abordé est celui de « l’estime de soi ». Pour faciliter l’appropriation de chaque pilier je vous invite à une immersion au cœur de la motivation. C’est vous qui êtes aux commandes en utilisant le « je ».

L’estime de soi ou confiance en soi, se construit d’abord dans le cadre d’un rapport à autrui. Elle correspond au sentiment plus ou moins favorable que j’éprouve envers ce que je suis ou ce que je crois être :

1/ Penser et « savoir au fond de moi » que je suis une personne « estimable ».

2/ Reconnaître mes qualités.

3/ Accepter mes défauts.

L’estime de soi se manifeste à travers :

  • La connaissance de soi : capacités, aptitudes, lacunes, préférences.
  • Le sentiment de compétence dans différents domaines bien identifiés.
  • Le sentiment d’identité : reconnaître ce qui me rend unique et différent des autres.
  • L’opinion que j’ai de moi-même.
  • La façon de me traiter moi-même : en parole et en action ; ce que je me permets d’avoir, de faire, de dire.
  • La façon dont j’autorise autrui à me traiter : l’aisance à placer des limites aux autres, à savoir me faire respecter, à m’affirmer simplement, à trouver un équilibre entre les besoins des autres et les miens ; ma tolérance à la violence verbale et physique (celle qui est dirigée vers moi).

L’estime de soi peut être :

  • Forte, moyenne ou faible. Elle est comparable à une « jauge » qui me permet de vérifier si mon « réservoir » (d’estime personnelle) est plein, vide ou instable.

  • Stable ou changeante : elle peut changer fréquemment, facilement ou rarement, voire très difficilement.

  • L’estime de soi peut varier selon mes « domaines de vie », les objectifs que je poursuis et les partenaires de mes projets.

L’estime de soi se développe à partir de l’enfance et forme une base dont la solidité est variable. Elle se forge à travers les interactions que j’ai vécu avec mes parents, mes professeurs, mes pairs, ma fratrie, puis avec les expériences professionnelles et personnelles. Elle m’accompagne ensuite tout au long de ma vie, m’aidant ou non, à traverser toutes les expériences, les situations, les rencontres, les projets, les objectifs… qui me concernent. L’estime de soi inclus le sentiment d’être une bonne personne, méritant l’amour et le respect des autres, la juste reconnaissance de mes compétences et aussi de mes faiblesses. Ces trois facettes de l’estime de soi sont importantes, et je peux avoir une lacune dans une ou les trois. Si les trois facettes sont bien développées l’estime de soi sera plus stable et plus solide.

L’estime de soi se construit donc dans un rapport constant à l’autre. Une personne ayant une lacune au niveau de l’estime de soi peut compter excessivement sur des facteurs externes pour l’aider à maintenir une estime de soi acceptable. Par exemple, l’estime de soi est maintenue par la réussite professionnelle ou amoureuse, mais dès qu’il y a un échec, l’estime dégringole. Pour d’autres, l’estime de soi est maintenue par le fait de plaire à autrui, de leur démontrer qu’ils sont à la hauteur. Dans ce cas précis une critique, une remarque de désapprobation détient le pouvoir de faire basculer l’estime de soi. L’estime de soi est le produit d’un jugement que je porte sur moi-même. Si j’ai une bonne estime de moi, et si j’ai tout de même besoin de réussir et de plaire aux autres, j’aurai un fort niveau de tolérance aux échecs et aux critiques, car mon estime personnelle est soutenue par ma dynamique interne. En comprenant ce que je recherche je crée un juste équilibre entre des…

Si toute l’estime de soi est basée sur des sources externes, elle va être facilement changeante ; c’est insécurisant et cela peut m’amener à avoir des sauts d’humeur imprévisibles, avec un sentiment de dépendance vis-à-vis des autres. Ce serait comme remplir continuellement un vase percé : épuisant et démotivant. Avoir une bonne estime de soi inclus de me percevoir tel que je suis avec mes imperfections, mes faiblesses, mes échecs et en m’acceptant sans conditions et sans distorsions de supériorité ni d’infériorité. Cela suppose aussi d’apprécier mon existence pour ce qu’elle est, « être » et non pas « avoir », avec ses bons et ses mauvais côtés. M’accepter tel que je suis, me ramène à un calme intérieur et à une stabilité émotionnelle. C’est avec cette attitude qu’il est plus facile de passer à travers des projets non réussis, des objectifs non atteints, des déceptions, des rejets, des critiques… dans une société où la performance est érigée en culte. Facile à dire, plus difficile à vivre !

Où en suis-je actuellement de mon estime personnelle ? Pour me situer je passe ce questionnaire de positionnement en 5 minutes chrono. J’ai 10 propositions qui renvoient à ce que je pense être dans ma vie personnelle. Ma mission ? M’attribuer les points qui correspondent le mieux à mon profil. Je suis aussi simple et naturel que possible, je ne prends conseil qu’auprès de moi-même. Je prends surtout mon temps afin d’être le plus précis possible.

 

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eric
moisset