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Stephane Leforestier

le vrai courage c'est de s'affronter soi-même

Formateur indépendant

Je travaille dans la formation professionnelles depuis de nombreuses années.  J'aide les formateurs à trouver leur public. Après 15 ans d'expérience dans et autour des métiers de la formation, je fais le pari d'une digitalisation responsable du secteur, au service des entreprises comme des stagiaires et des formateurs. Je suis créateur de solutions innovantes pour le développement RH et développeur d'opportunités. Je suis convaincu que la formation est pour une entreprise le premier facteur de projection dans l'avenir. Mais je sais aussi la complexité que cela représente, mon ambition est de vous aider à faire de vos plan de formations la plus stratégique de vos dépenses. En tant que formateur je vous propose de vous accompagner dans le développement de votre centre de formation grâce à des interventions ciblées pour vous permettre de mieux comprendre votre marché, les attentes des clients mais aussi les innovations qui vous permettront de gagner en efficacité.

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Le RNCP est-il indispensable ?

Une arme de formation massiveLes métiers se transforment et la formation évolue, ça ne vous a pas échappé. Si vous avez suivi un minimum les évolutions récentes, une expression ne vous a pas échappé non plus : nous sommes entrés dans la bataille des compétences... Allons allons, une bataille ? mais contre qui d'abord ? Si la réponse n'a pas été formulée clairement par nos dirigeants, deux constats s'imposent : d'abord nous devons admettre qu'il existe bel et bien une concurrence entre les régions du monde (et même à l'intérieur de ces régions) pour capter les meilleurs emplois, ceux qui permettent d'obtenir (et de conserver) collectivement les meilleures conditions de vie. Ensuite gardons à l'esprit que dans un monde qui bouge plutôt vite le vrai courage c'est de s'affronter soi même. Pour faire simple, nous serions en danger si nous n'anticipons pas nos capacités à rester productifs. Que l'on parle de productivité, de transformation digitale, de peur du déclassement, il s'agit bien de préparer l'avenir (et plutôt à court terme).Pour répondre aux grands enjeux de l'emploi en France, actuels et à venir, il est tout simplement obligatoire de garantir l'accès au plus grand nombre, sinon à tous, à un niveau de qualification qui permettra de prendre à bras le corps les défis que représentent l'évolution des emplois. Disons le franchement, ceux qui ne monteront pas leur niveau de qualification de façon continue risquent de faire face à des murs de plus en plus hauts, pas impossible bien sûr, mais plus long et plus cher... La première arme, serait historiquement la certification.C'est quoi une certification ?Dans cette "bataille", la victoire sera collective, nous avons tous déjà compris que les diplômes "classiques" (ceux que nous obtenons à l'école) seront loin d'être suffisants. D'abord parce qu'il y a souvent des écarts entre ce qu'on enseigne à l'école et ce qu'il se passe dans la vraie vie (souvenez vous : les métiers évoluent) Il faut donc s'ouvrir à d'autres types de certifications, la bonne nouvelle c'est qu'il y en a beaucoup ! En effet la CNCP (Commission Nationale des Certifications Professionnelles) a pour mission de comptabiliser et classer tout ce qui permet d'attester d'un certain niveau de compétence en regard d'un référentiel précis, lui même établi en regard de situations professionnelles identifiées. Pour faire simple et pour ce qui nous intéresse, une certification est donc une preuve, délivrée par un organisme légitime, de la maitrise des compétences d'une situation professionnelle. Nous trouvons donc pour chaque certification les informations suivantes :Le certificateur : le plus connu est bien sûr le Ministère de l'Education Nationale (on parle alors de diplômes : CAP, bac pro, BP, BTS, licence, master, DU...), viennent ensuite le Ministère de l'emploi (les titres professionnels) ou celui de l'agriculture (les CAPA, BEPA, BTSA...) et bien sûr les Ministères de la Santé ou de l'Action Sociale et leurs Diplômes d'Etat (DE). Les organismes consulaires peuvent aussi présenter des certifications (par exemple les Chambres de Métiers avec les Brevets de Maîtrise et Brevets de Maitrise Supérieur, BTM...), mais aussi les branches professionnelles qui portent chacune leurs Certificats de Qualification Professionnelle (CQP IH pour l'hôtellerie, CQPM pour la métallurgie...), enfin toute entreprise (et pas uniquement une école) peut proposer la création d'un "titre privé".Le référentiel : il détaille de façon suffisante (pour une homogénéité des mises en oeuvre) le contenu attendu dans la formation, les niveau de compétences attendus, ainsi que les modes de contrôle attendus. Le référentiel fait référence à une situation professionnelle qui lui permet d'obtenir un "niveau", cela va du niveau 5 (le niveau du CAP) au niveau 1 (master, diplôme d'ingénieur).Les règles de fonctionnement : ces règles déterminent qui peut former, qui peut organiser les évaluations, qui délivre les certifications... Dans certains cas cela va jusqu'à déterminer les durées de formation attendues, ainsi que les modalités de formation possible (alternance, VAE...).L'avantage lorsqu'une certification est proposée à l'issue d'une formation, c'est que nous savons où nous allons (que nous soyons formateurs, stagiaires, clients) et nous savons "ce que nous achetons", puisque le produit est standardisé. Sur le marché de l'emploi c'est un vrai plus, il devient inutile de questionner en détail le niveau de compétence d'un candidat car la certification nous en offre une définition vérifiable... Bon ça c'est en théorie évidemment mais tout de même, il s'agit là de la première étape vers une démarche qualité dans la formation professionnelle.Le RNCP est donc une garantie, non pas de la qualité intrinsèque (pédagogique) d'une formation, mais plutôt d'une reconnaissance ultérieure de l'investissement consenti. On dit d'une formation qu'elle peut être certifiante (même si ce n'est pas obligé) et d'une personne qu'elle est certifiée. Lorsqu'une formation n'est pas certifiante, on dit le plus souvent qu'elle est qualifiante (ce terme n'a pas de définition officielle) ou plus simplement "hors RNCP".Une dernière chose, pour ceux qui se poseraient la question, la totalité des formations relevant d'une certification RNCP sont de droit éligibles au CPF, même si l'inverse n'est pas vrai, encore un avantage.RNCP, Data-Dock, CPF, n° de déclaration OF : j'ai le droit de former ou pas ?En fait c'est très simple. Si tous ces termes renvoient au monde de la formation ils recouvrent tout simplement des objectifs et des réalités différentes, la déclaration et le Data-Dock concernent les organismes de formation, le CPF concerne l'action de formation, le RNCP concerne le résultat de la formation :La déclaration comme organisme de formation est une simple démarche qui consiste à faire savoir à la Direccte de votre Région que vous dispensez des formations. Contrairement à une idée reçue, c'est obligatoire aussi pour les formateurs en sous traitance. Que vous soyez tout seul ou une équipe de 80 personnes, vous serez "Organisme de Formation". Cette démarche est plutôt simple pourvu que vous respectiez les règles en vigueur. Il s'agit donc d'un droit à former.Le Data-Dock (ou plutôt le GIE Data-Dock) est un organisme qui vérifie, pour le compte de plusieurs financeurs de la formation (OPCO, OPACIF) que vous respectez bien les contraintes du "décret qualité formation" (une évaluation sur 21 critères), lequel décret stipule que vous ne pourrez pas bénéficiez de financement public ou mutualisé si vous ne le respectez pas. Il s'agit donc cette fois du droit à voir son action prise en charge financièrement par un organisme payeur de la formation. Attention le Data-Dock n'est pas une preuve pour Pôle Emploi qui a son propre outil de vérification, ni les Régions qui intègrent cette mission dans les appels d'offre.Le CPF, c'est encore autre chose. Il s'agit d'un dispositif de formation (un financement spécifique avec un objectif spécifique) activable par les salariés, pour bénéficier d'actions de formation qui y sont éligibles. Les actions éligibles sont inscrites dans des listes par plusieurs acteurs (régions, COPANEF, branches professionnelles) et à se titre peuvent donc être prise en charge (prochainement par France Compétence).Le RNCP je n'insiste pas ?...Des limites et du bon usage du RNCPAlors vous allez me dire "c'est bien tout ça mais ça ne concerne que les formations longues et chères !". En effet, la logique de certification porte (pour le moment ?) sur une logique de métier, et donc nécessairement sur un ensemble de compétences, assemblées dans un but précis. Or nous le savons, les métiers évoluent tout le temps, se créent, disparaissent. Il semble de plus en plus judicieux de se construire soi même son stock de compétences afin de répondre au mieux à ses besoins uniques, et en définitive de passer d'une logique de certification à une logique de micro-certification, mais n'est-ce pas là la mission du CPF, avec ses listes de formations éligibles ? Nous le saurons très vite.Maintenant que vous savez ce qu'il contient, n'hésitez pas à fouiller dedans ! Vous serez peut être surpris de voir pour certains métiers que l'offre de certification est bien plus large que ce l'on imagine. Il suffit d'aller directement sur la page de recherche : http://www.rncp.cncp.gouv.fr/grand-public/rechercheSaviez vous qu'il existe 12 certifications différentes portant sur le métier de soudeur, 42 pour les coachs, 86 pour le métier de comptable... Difficile de faire son choix et nous ne pouvons que constatez que dans le domaine des certifications aussi la concurrence est forte, elle reflète la concurrence que se livrent les écoles, il s'agit après tout d'un marché comme un autre... Le mieux est toujours de se renseigner en profondeur et bien sûr en dehors du cercle officiel du certificateur. Si toutes les certifications répondent à des critères strictes, clairement toutes ne se valent pas sur le marché de l'emploi.Pour finir une astuce qui vous permettra de faire la différence lorsque vous proposez une certification. Ne considérez jamais la certification comme une fin en soi, l'objectif d'une formation doit toujours être l'acquisition de compétences et non de se conformer à un référentiel. Si ce dernier ne vous semble pas suffisant vous avez le droit de le compléter, vos formations n'en seront que meilleures. 14 janv. 2019

{e-learning} les formateurs remplacés par des robots ?

Bonjour à tous, alors oui d'accord le titre est peut être un peu racoleur et dramatique mais je suis persuadé que nous devons nous poser cette question dès maintenant. Pourquoi ? Je vois plusieurs raisons à cela :Déjà c'est dans l'air du temps, à force d'entendre parler de pans entiers de l'économie qui vont se robotiser dans les années à venir (d'ailleurs vous noterez que les échéances annoncées sont souvent celles qui arrangent les annonceurs), de millions d'emplois qui vont changer de modalité d'exécution, j'estime qu'il n'est pas délirant de se poser la question.Ensuite parce que cela existe déjà. Je ne parle pas de robots humanoïdes bien sûr mais des plates formes de formation automatisées qui, fortes de leurs redoutables algorithmes (et bientôt de non moins redoutables IA), peuvent proposer des parcours à des milliers de personnes sans avoir à multiplier les formateurs. L'efficacité est là ! Et pour beaucoup cela est un progrès, difficile de les contredire quand ces robots offrent un enseignement jusqu'ici inimaginable à des populations qui étaient exclues du savoirs pour plein de raisons (la première étant leur manque de moyens financiers), et de plus en plus de savoirs nous sont accessibles. Il y a quelques années, Elon Musk (et oui, difficile de parler de progrès sans citer au moins l'un de ses gourous) nous offrait une analyse saisissante de l'éducation, en comparant la salle de classe "à l'ancienne" (d'aujourd'hui donc) à un théâtre amateur et la plate-forme de contenu à un blockbuster hollywoodien (l'exemple portait sur Batman) : Et sur ce point il avait raison, comment pourrions nous refuser cette débauche de moyens, d'experts, de contenus et "d'expériences pédagogiques" pour nous limiter à ce que peut nous apprendre une seule personne ? Il faut bien l'avouer, un robot va être capable de fournir la même prestation dans toutes les situations. La vrai question de la qualité de l'enseignement, pour moi n'est pas comment mais pourquoi.La qualité de la formation, de quoi s'agit-il ? Attention au double sens. Pour un formateur, un stagiaire ou une entreprise, la qualité est avant tout opérationnelle, la personne formée "devient capable de...". Dans une logique industrielle, la qualité c'est autre chose, la capacité à offrir un produit standardisé, dont les mesures entreront dans un étalonnage acceptable. Si d'un côté on mesure le produit, de l'autre on évalue le résultat. Si le robot veut garantir une qualité au même titre qu'un formateur humain, il devra garantir un process qui prend en compte le stagiaire de l'avant à l'après formation, et donc à la fois le contexte externe et interne de chaque individu. Cela n'est pas techniquement impossible, mais (pour le moment et quelques temps encore) trop complexe et donc trop long et pas assez rentable.La force du formateur humain n'est pas de faire mieux que le robot, mais de faire différemment pour chacun de ses stagiaires, de sortir des clous quand il le faut pour aller à la rencontre de l'autre, bref de ne pas offrir une prestation prévisible. Le formateur n'est pas un industriel, mais un artisan.La force du formateur est pour moi son indépendance. Si votre métier de formateur consiste à suivre à la lettre un programme (écrit par d'autre, pour un public cible "moyen") alors vous transmettez des connaissances mais rien d'autres (vous échouez en réussissant). Si vous allez au delà, si vous écoutez, comprenez, accompagnez vos stagiaires pour répondre à un besoin que vous aurez identifiez ensembles, alors vous provoquez le changement. Pensez vous qu'un robot pourra faire cela ? Un logiciel prendra-t-il du plaisir à voir ses stagiaires réussir ?Alors, il faut brûler les robots ? Pas si sûr, ils pourrait bien nous être utiles si nous les prenons pour ce qu'ils sont... L'automatisation des tâches administratives par exemple peut être un vrai gain en productivité (pour ceux qui perdent encore trop de temps à ne pas faire leur métier, voir ici), car il faut bien reconnaitre qu'un ordinateur sera plus rapide pour remplir des documents, créer des dossiers ou ranger des éléments de preuves, le taux d'erreur est ridiculement faible pour ceux qui utilisent un ERP. Plus besoin d'envoyer soi-même les emails, de compter les réponses, d'écrire les listes d'émargement, de calculer les itinéraires... Je ne sais pas pour vous mais pour moi, la partie administrative des formations m'ennuie profondément et je n'ai pas de travail pour un(e) secrétaire à temps plein. En confiant à un robot toutes ces petites tâches sans valeur, mais néanmoins obligatoires, je me libère du temps pour ce qui compte vraiment.Concentrons nous sur l'essentiel et laissons le reste aux robots, qu'en pensez vous ? 15 janv. 2019